Ancien international guinéen, Ousmane Bangoura se lance officiellement dans la course pour le poste de sélectionneur du Syli national. Dans cette interview exclusive, il dévoile sa vision globale pour toutes les catégories du football guinéen, critique sans détour l’état actuel du sport roi dans le pays, et présente un projet structuré axé sur la formation, la discipline tactique, et la mise en place d’un véritable fond de jeu. Avec une foi inébranlable en ses capacités, il se positionne comme un candidat crédible, disponible pour servir à tous les niveaux techniques.
Monsieur Bangoura, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je suis Ousmane Bangoura ‘’DIEGO’’, ancien joueur du Syli national. Aujourd’hui, je me porte candidat pour être sélectionneur de l’équipe A, mais aussi de toutes les autres catégories du Syli. Je veux contribuer à reconstruire le football guinéen.
Si la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT) vous choisit, quelles seront vos priorités ?
Ma première action serait de rassembler. Il faut créer un esprit d’équipe, non seulement avec le staff, mais aussi autour d’un projet de jeu clair. Mon système préféré est le 4-3-3, que le Syli savait jouer autrefois. Ce système sera mis en place à tous les niveaux – des jeunes jusqu’aux A – pour assurer une continuité et une identité tactique. Une telle cohérence permettra une transition fluide entre les catégories.
En dehors du poste de sélectionneur, êtes-vous prêt à servir le football guinéen dans un autre rôle ?
Absolument. Je suis là pour aider à tous les niveaux. Que je sois sélectionneur principal, adjoint ou encadreur des équipes jeunes, je veux partager ce que j’ai appris en France. Mais il faudra que les moyens soient réunis. On ne peut pas construire sans outils. J’ai la Guinée dans le sang, et je suis motivé par une conviction profonde : rendre au football guinéen son âme perdue.
Qu’allez-vous apporter de nouveau au Syli national et au football guinéen en général ?
Je vais ramener la rigueur, l’organisation et une philosophie de jeu. Nos jeunes sont souvent perdus tactiquement quand ils arrivent en Europe. C’est une preuve que la formation locale est à reconstruire. Il faut des entraîneurs bien formés, des éducateurs capables de transmettre une méthode cohérente. Le fond de jeu doit être lisible et travaillé, même chez les juniors. Je suis prêt à collaborer avec tous les techniciens du pays, dans un esprit de respect mutuel et de progrès collectif.
Le Syli a échoué à se qualifier pour la prochaine CAN. Quelle est votre lecture de cet échec ?
C’est une humiliation. Une faute professionnelle. On ne peut pas se faire éliminer deux fois par des équipes dites de “seconde zone” et ne pas en tirer de leçons. Ce n’est pas qu’une affaire de sélectionneur, c’est tout le système qui a failli : manque de motivation, mauvaise organisation, absence de plan clair. Les joueurs évoluent dans des clubs de haut niveau, ils sont censés répondre présent. Nous devons reconnaître nos erreurs, arrêter de trouver des excuses, et repartir avec des bases solides.
Quel serait votre plan d’action pour éviter un tel fiasco à l’avenir ?
Il faut d’abord se projeter sur le long terme. Organiser des regroupements réguliers, même hors compétition, pour construire une véritable identité de jeu. Il faut impliquer les clubs pour libérer les joueurs et travailler la cohésion. J’ai aussi une vision de recyclage des entraîneurs : le football évolue vite, et ce qui se faisait hier n’est plus valable aujourd’hui. Il faut former, actualiser, moderniser notre approche.
Un mot de fin à l’endroit du peuple guinéen et de la FEGUIFOOT ?
Je suis prêt. C’est mon métier, c’est ma passion. Je suis fier d’avoir soumis ma candidature. Si la FEGUIFOOT souhaite du changement, elle sait désormais qu’elle peut compter sur moi. Je peux diriger, accompagner ou encadrer n’importe quelle catégorie. Refuser mon profil, ce serait ignorer une réelle volonté de servir le pays. Je veux redonner au peuple cette fierté, cette passion, cette émotion qu’il a perdue. Je suis Guinéen, je suis un supporter inconditionnel du Syli national. Je veux être acteur du renouveau.
Rédaction

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